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Détruisez l’ambroisie dans vos chaumes et vos bords de champ

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Agir contre l'expansion de l’ambroisie est un enjeu majeur de santé publique qui requiert l'implication de toutes et tous ! Il est encore temps de détruire l’ambroisie dans les chaumes et en bordure de parcelles avant qu’elle ne libère ses graines qui augmenteront le stock semencier de votre parcelle !

Un risque d’allergie élevé dans notre département

Dans le dernier bulletin allergo-pollinique du RNSA* en date du 27 août, les pollens d’ambroisie sont en forte progression un peu partout. Le risque d'allergie est de niveau très élevé dans la Drôme, l'Ardèche, le nord Isère, le Rhône, l’Ain, la Nièvre, le Vaucluse et le nord du Gard ! Le risque d’allergie est faible à moyen ailleurs.

Une obligation de la détruire

L’arrêté préfectoral en vigueur dans notre département depuis le 25 juin 2019 oblige la destruction des 3 espèces d’ambroisie dès  l’apparition des plants, avant la floraison et impérativement avant la grenaison.

Il concerne les ambroisies suivantes :

  • Ambroisie à feuilles d’armoise : Présente massivement dans notre département
  • Ambroisie trifide : Identifiée les communes de Peyzieux-sur-Saône et de St Julien sur Reyssouze, elle fait l’objet d’une attention très particulière pour limiter son expansion.
  • L’ambroisie à épis lisses : non présente sur notre département

Le constat d'infraction pour non-respect de la réglementation peut déboucher sur le dépôt d'une plainte auprès du procureur.

Dans les parcelles, deux types de situation

Dans vos parcelles, vous pouvez observer deux types de situations :

Dans les cultures d’hiver, après les récoltes d’été, le développement d’ambroisies peut être important dans les chaumes et conduire à une émission de pollen abondante dès fin août. Les intercultures d’été sont des périodes propices à la destruction de cette plante invasive, par voie mécanique ou chimique, avant sa floraison.

Sur chaumes, l’intervention peut se faire lors du travail du sol, via le déchaumage ou autre outil mécanique. La solution chimique à base de glyphosate (bien lire les étiquettes, pour la dose à appliquer) est tout à fait appropriée si vous constatez également des vivaces dans vos terres.

Dans les cultures de printemps : l’ambroisie qui n’a pu être détruite lors de l’implantation de vos cultures continue son développement. Si vous constatez des ambroisies en bord de champ, il est impératif de la détruire (fauche / arrachage) dès à présent d’autant plus si cette parcelle est à proximité de tiers et/ou visible par un grand nombre.

A l’inverse, si votre parcelle est envahie d’ambroisie sur toute la surface (ex soja, tournesol), la destruction de votre culture n’est pas envisageable, sauf si le maire applique la réglementation sans concertation. Il vous faudra donc être très vigilant lors de la récolte de cette culture :

  • Moissonner cette parcelle en dernier afin d’éviter de contaminer les autres par les engins agricoles.
  • Nettoyer votre matériel sitôt le chantier terminé.
  • Post récolte : mettre en œuvre une stratégie de lutte accrue contre l’ambroisie sur la culture suivante.
Réduire le stock semencier

Pour lutter durablement contre les adventices en général et en particulier, contre cette espèce envahissante, un levier essentiel à mettre en place dans vos parcelles est la réduction du stock semencier.

En dehors des pratiques du désherbage (mécanique ou chimique), il s’agira de combiner différentes techniques, selon les conditions agronomiques, pédologiques, climatiques et votre temps disponible :

  • Empêcher la montée en graine (écimage / fauchage des bordures),
  • Limiter la germination et le développement des adventices (labour, allongement de la rotation, couvert végétal),
  • Pratiquer le faux semis pour faire germer les graines et les détruire avec un outil de travail du sol superficiel,
  • Limiter la propagation des graines d’une parcelle à l’autre avec le nettoyage du matériel de récolte.

 

Ce travail de longue haleine, qui se gère sur la rotation, est nécessaire dans vos parcelles fortement infestées. Pour notre santé et celle de nos concitoyens, pour éviter les pénalités financières, votre vigilance et votre assiduité à lutter contre cette mauvaise herbe, permettra de limiter les effets allergènes et limiter son extension géographique.

Plus d’informations auprès de votre Chambre d’Agriculture : Laurence Garnier 04 74 45 47 05

Sur internet : www.ambroisie.info / www.signalement-ambroisie.fr

Auprès de votre référent communal ambroisie (se renseigner en mairie)

Et auprès des  instituts techniques : TERRE INOVIA ou ARVALIS 

*RNSA : Réseau nationale de Surveillance Aérobiologique www.pollens.fr/

 


L’ambroisie en quelques chiffres

La graine 

1 plant d’ambroisie = 3000 graines

1 graine = 20 ans de longévité dans le sol avec un taux de germination de 85 %

Le grain de pollen = Très allergène, aéroporté jusqu’à 40 km

1 plant = 1 milliard de grains de pollen

5 à 10 grains / m³ d’air = risque d’allergie (contre 50 grains/m³ pour les graminées)