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Epandage des boues : la Chambre d’agriculture apporte des solutions aux collectivités

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En raison de l’épidémie de Covid19, par principe de précaution l’épandage des boues "non hygiénisées" de stations d’épuration a été suspendu mi-mars. Les agents de la Chambre d’agriculture ont proposé des solutions aux collectivités. Témoignage de Jean-Jacques Prely, responsable du service assainissement de la Communauté de communes de la Veyle.

Depuis quand faites-vous appel aux services de la Chambre d’agriculture pour gérer les boues des stations d’épuration de la communauté de communes ?

Nous avons pris la compétence au 1er janvier 2020. Auparavant ce sont les communes qui géraient l’assainissement. Le territoire de la communauté de communes de la Veyle totalise 21 stations d’épuration. Les boues de trois d’entre elles sont épandues tous les ans : stations de Vonnas, Saint-Cyr-sur-Menthon et Cormoranche-sur-Saône. Les autres ont des périodicités plus élargies car des capacités de stockage plus élevées. Un plan d’épandage avait été établi pour les communes avec la Chambre d’agriculture qui recontacte les agriculteurs afin de savoir sur quelles parcelles pourront être épandues les boues et réaliser un prévisionnel.


Quels sont les avantages à faire appel à la Chambre d’agriculture ?

La Chambre d’agriculture a un fort historique de connaissance des parcelles et offre un très bon suivi. Ses services connaissent très bien les agriculteurs et cela facilite donc le dialogue avec ces derniers. C’est confortable pour nous. Sans oublier sa très bonne connaissance de la valeur agronomique des boues. C’est un prestataire qui connaît très bien le monde agricole, très efficace !.


Comment avez-vous vécu la suspension de l’épandage des boues au printemps ?

Les stations de Vonnas et de Cormoranche-sur-Saône n’ont pas vraiment été impactées car les épandages étaient prévus durant l’été. Mais pour celle de Saint-Cyr-sur-Menthon, l’interdiction est tombée quelques jours avant la date prévue d’épandage. Il a donc fallu trouver une solution très vite.


Comment la Chambre d’agriculture vous a-t-elle accompagnée pour trouver une solution face à cette situation inédite ?

Dans l’urgence les boues ont été transportées à la station de Tournus pour leur hygiénisation, le temps de trouver une solution plus pérenne: transporter tout le silo de boues dans un silo vide à la station de Vonnas pour le stocker. Le délégataire, qui gère la station de Vonnas et la chambre d’agriculture nous l’avaient conseillé, ou encore la solution de les transporter à Feillens pour leur hygiénisation ; mais nous avons finalement privilégié Vonnas car c’était le plus simple.
Afin de permettre la reprise des épandages de boues liquides, la Chambre d’agriculture a travaillé en lien avec la DDT sur la mise en place d’un protocole permettant l’hygiénisation des boues. Cette hygiénisation, attestée par des analyses microbiologiques, est basée sur l’adjonction d’un lait de chaux provoquant une forte augmentation du pH. Ainsi, d’une part les agriculteurs ont pu recevoir les boues initialement prévu dans leur programme de fertilisation et d’autre part, les collectivités ont pu maitriser leurs coûts. Les filières alternatives comme l’incinération et le compostage étant nettement plus onéreuses, explique Alexandre FAES, chargé de mission agro-environnement à la Chambre d’agriculture de l’Ain.

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