Autoconsommer sa production d’électricité

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L’autoconsommation de la production photovoltaïque va devenir de plus en plus pertinente. Mais cela n’est pas intéressant pour toutes les exploitations.

La question de l’autoconsommation dans le domaine de l’énergie solaire est de plus en plus fréquente.

Plusieurs motivations encouragent les producteurs à se tourner vers de l’autoconsommation plutôt que vers de la revente d’électricité. Parmi les raisons principales, on peut tout d’abord citer les prévisions d’augmentation du prix du kWh électrique. Au-delà d’un certain prix, il sera plus intéressant d’autoconsommer l’électricité produite afin de réduire sa facture d’électricité. Cela permet également d’être plus indépendant des évolutions du prix de l’électricité.

Dans ce contexte, le photovoltaïque en autoconsommation commence à faire sa place et les installateurs sont de plus en plus nombreux à proposer ces nouveaux équipements. Afin de mener à bien un projet économiquement viable pour son exploitation, il est primordial de prendre certaines précautions et de vérifier certains points.

L’autoconsommation n’est pas adaptée à toutes les exploitations

► Premier point à examiner : le profil de consommation de votre exploitation.

Pour que l’autoconsommation soit intéressante, il faut que la majeure partie de votre production électrique soit autoconsommée, toute la journée et toute l’année. Cela correspond donc à des exploitations qui ont des consommations permanentes d’électricité dans la journée et toute l’année. On y trouvera par exemple les élevages laitiers avec des robots de traite, les élevages de porcs ou volailles avec ventilation permanente, les chambres froides, les ateliers de transformation, etc…

A l’inverse, les exploitations dont les consommations sont très irrégulières ne seront pas adaptées à ce type d’installation. L’exemple le plus fréquent est l’élevage laitier avec salle de traite classique. Dans ce cas, les consommations dans la journée sont très faibles, au moment où la production du photovoltaïque est la plus forte.

► En deuxième lieu, il faut s’assurer du bon dimensionnement de l’installation.

Seule une mesure réelle et précise des consommations électriques sur votre exploitation permet d’obtenir un bon dimensionnement. Généralement, lorsque l’entreprise est sérieuse, des mesures sont faites pendant une semaine avec un pas de temps d’au moins 10 minutes, ou mieux, 1 minute. Ces mesures sont la base pour dimensionner correctement votre installation. La simple lecture des factures ne donne aucune information sur le profil de consommation de votre exploitation

S’assurer de la rentabilité de l’investissement

Enfin, si, après mesure de consommation, il s’avère que votre exploitation est adaptée à l’autoconsommation, il faut s’assurer de la rentabilité de l’investissement.

  • Pour cela, il faut en premier lieu s’assurer de disposer de la meilleure proposition possible, et donc faire réaliser des devis par plusieurs entreprises. En effet, des écarts de prix très importants sont constatés sur le terrain.
  • En second lieu, il faut relire attentivement le business plan pour vérifier que tout y est bien prévu et que rien n’a été oublié.

La rentabilité va être très liée aux hypothèses d’augmentation de prix de l’électricité. Si ces hypothèses sont difficiles à déterminer (ce ne sont que des prévisions), il est cependant possible d’analyser la prise de risque en simulant différents scénarii d’augmentation de prix, et voir le résultat.

Dans tous les cas, la rentabilité de cet investissement, aujourd’hui, est plutôt à long terme. Mais il permet d’assurer une meilleure indépendance de l’exploitation vis-à-vis des évolutions des prix de l’énergie.

Contact(s)

Vincent CAUSSANEL
Chargé de mission Energie
04 74 45 47 12
vincent.caussanel@remove-this.ain.chambagri.fr

Les règles d'or

Vous avez un projet photovoltaïque ?

Des précautions de base sont à prendre pour s’assurer de la pertinence de votre projet :

  • Ne pas céder à la pression pour signer trop rapidement
  • Prendre le temps de consulter plusieurs entreprises
  • Vous renseigner auprès de votre conseiller énergie Chambre d’agriculture