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Certification HVE : Trois questions à Alexandre Faes, votre interlocuteur...

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La Chambre d'agriculture de l'Ain audite et apporte un conseil technique aux agriculteurs souhaitant obtenir la certification HVE degré 3.

Quel est l’intérêt de s’inscrire dans une démarche collective pilotée par la Chambre d’agriculture ?

Alexandre Faes : "L’intérêt, c’est que la Chambre d’agriculture va gérer l’ensemble des démarches administratives et décharger l’exploitant agricole. Autre intérêt, ce dernier va pouvoir échanger avec d’autres agriculteurs sur leurs pratiques et donc progresser. Enfin, la Chambre d’agriculture apporte un accompagnement technique et donc l’agriculteur ne se retrouve pas seul face à un organisme certificateur. C’est plutôt rassurant."

Le cahier des charges de la HVE doit se durcir prochainement, ce qui pourrait en refroidir plus d’un. Qu’en est-il concrètement ?

A.F. : "La mise à jour du cahier des charges s’appliquera au 1er octobre. Effectivement plus d’indicateurs seront pris en compte. Par exemples, on regardera la taille des parcelles, concernant les produits phytosanitaires, il y aura interdiction d’utiliser des produits classés CMR 1, les valeurs de références de l’IFT (Indicateur de fréquence de traitements phytosanitaires) seront mises à jour, le bilan azoté sera plus strict, etc. Ce sont des ajustements qui tendent à être plus durs, mais ce n’est pas une révolution non plus. Les deux sessions de formation à venir s’appuieront sur ce nouveau cahier des charges et permettront de pouvoir prétendre au crédit d’impôt."

Les agriculteurs de l’Ain ont-ils globalement un bon potentiel pour intégrer la HVE ?

A.F. : "Ce n’est pas parce qu’un agriculteur est dans tel AOP, AOC, label qu’il respectera automatiquement le cahier des charges HVE. On ne peut pas comparer les labels. Dans le département, on a beaucoup de structures agro-écologiques comme les haies, et donc la plupart des agriculteurs répondent au cahier des charges HVE sur ce point, mais c’est loin d’être le cas sur l’utilisation de produits phytosanitaires. Pour des exploitants qui ne font que des céréales, ça va être compliqué d’entrer dans la HVE s’il n’y a pas de réels efforts. En revanche, si on a beaucoup de prairies, que l’on pratique une agriculture extensive, c’est quasiment dans la poche. Il y a autre chose à prendre en compte, c’est la traçabilité. Tous les indicateurs sont calculés sur les données de l’année précédente, il faut donc être très carré sur les enregistrements. "


Propos recueillis par M.L.M. - Ain Agricole

 

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