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Gérer les effluents d'élevage

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Gérer vos effluents peu chargés différemment des lisiers permet d’éviter la construction de nouvelles fosses.

Au cours des dernières décennies, la gestion des effluents d'élevage a pris une place importante dans les pratiques des éleveurs. Un agriculteur soucieux de la bonne conduite de son élevage doit faire face à une problématique de taille : la mise en place de volumes de stockage suffisant pour la récupération des effluents produits par son activité et l'épandage de ces derniers lors des périodes propices. Une exploitation produit une quantité non négligeable d'effluents. Leur nature varie en fonction de l'activité et des pratiques agricoles.

Parmi tous les types d'effluents possibles, il en existe certains qui peuvent être qualifiés d'Effluents Peu Chargés (EPC). Ces effluents se distinguent par leur caractère très liquide et faiblement polluant. Un EPC contient moins de 0,5 kg d'azote par m3. Ces produits ne sont pas rares sur les exploitations. Est considéré comme EPC: les eaux blanches (Salle de traite ou fromagerie à la ferme), les eaux vertes (quai et fosse de salle de traite), les eaux brunes (eaux pluviales ruisselant des aires d'exercice non couvertes) et les lixiviats de fumière non couvertes entre autre.

Comme il est d'usage de récupérer ces différents effluents, il est courant pour les élevages de les gérer de la même manière que les lisiers. Ainsi ces EPC sont ajoutés aux fosses à lisier et épandus à la tonne. Pourtant cette méthode, bien qu'elle soit facile à mettre en œuvre (solution de gestion unique), risque à terme de pénaliser l'exploitation. En effet les EPC représentent de gros volumes (souvent plus de 500 m3 par an) ne correspondant qu'à moins de 10 % de l'azote totale produite sur la ferme[1]. C'est pourquoi il est intéressant de les gérer différemment que les lisiers. Un agriculteur possédant un ouvrage de traitement d'EPC pourra éviter la construction de nouvelles fosses à lisier ou de fosses de récupération des jus de fumières. Il pourra aussi maintenir des zones non-couvertes et verra la valeur fertilisante de ses lisiers augmenter car plus concentrés. La fertilisation sera plus efficace et nécessitera moins de voyages (plus de transport d'eau).

Ainsi un agriculteur possédant un ouvrage EPC choisi parmi les différents systèmes validés par l'IDELE fera des économies à moyen terme (réduction des investissements en bâtiment et des coûts d'épandages). Il pourra augmenter la taille de son troupeau sans avoir besoin de construire de nouvelles fosses (volumes libérés par les EPC) et ceci pour un coût de construction relativement faible car une part des EPC peut être auto-construit et ne demande que peu d'entretien.

 


[1] L'ensemble des données chiffrées de cet article proviennent des travaux réalisés par l'IDELE, les Chambres d'agricultures et le Cemagref présentés dans l'ouvrage: "Les effluents peu chargés en élevage de ruminants, procédés de gestion et de traitements (Seconde édition revue et complétée)" de la collection Synthèse de l'IDELE, 2007.

Contact(s)

Théophile BROCHU
Chargée de mission MESE,
Mission d'expertise et de suivi des épandages
04 74 45 56 60
theophile.brochu@remove-this.ain.chambagri.fr